Article rédigé par Kellie Naylor – Chargée de projet – Commission de défense des droits, Diocèse anglican de Perth
Au bord de Bold Park – une réserve naturelle de classe A en Australie-Occidentale – se trouve le Wollaston Theological College. Ce paysage, bien que magnifique, porte les stigmates de décennies d’exploitation minière qui ont dégradé le sol. Pour notre clergé et nos responsables laïcs du diocèse anglican de Perth, la proximité du collège avec un écosystème aussi fragile a fait de la biodiversité et de la restauration écologique une priorité profondément significative.
Historiquement, la Journée de plantation de Wollaston était une tradition annuelle très appréciée, qui rassemblait les paroissiens, le clergé et les membres de notre Commission EcoCare pour planter des semis indigènes. Après une longue interruption, notre commission a pris la décision délibérée de rétablir cet événement en mai 2025. Il s’agissait d’un acte concret de protection de la création et d’un moyen d’offrir un refuge à la faune locale.
Tirer les leçons d’une terre aride
Cependant, comme le savent tous ceux qui travaillent la terre, la restauration est rarement un processus linéaire. Lorsque l’on plante des jeunes plants dans une terre aride dépourvue de biodiversité, l’environnement peut se révéler impitoyable. Malgré tous nos efforts et la joie qui a marqué cette journée de plantation, nos jeunes plants n’ont pas survécu à la chaleur intense de l’été en Australie-Occidentale.
Ce n’est pas la première fois qu’une journée de plantation se solde par un échec, et nous avons décidé d’aborder cette question ouvertement et avec bienveillance. L’échec fait partie du parcours ; c’est un moment pour réfléchir, pour apprendre et pour considérer comment nous grandissons grâce à ces leçons. Nous pensons que cette expérience est universellement compréhensible. S’il est facile de se décourager lorsque nos efforts pour prendre soin de la Création ne se déroulent pas comme prévu, ces moments offrent une occasion unique de réconcilier notre foi avec les réalités du travail écologique.
Ailes et fleurs sauvages : une perspective théologique
Notre engagement envers la cinquième marque de la mission — la foi en action — se poursuit à travers de nouvelles initiatives. Nous développons actuellement une série de présentations paroissiales intitulée « Ailes et fleurs sauvages ». Ce projet met l’accent sur nos cacatoès noirs, une espèce menacée très appréciée en Australie-Occidentale, ainsi que sur les arbres et arbustes indigènes dont ils ont besoin pour survivre.
Dirigées par le révérend Bruce Hyde, président de la Commission EcoCare, ces présentations offrent une plateforme unique. Notre équipe de prêtres dialogue avec les paroissiens non seulement sous un angle scientifique, mais aussi sous un angle théologique. En partageant leurs points de vue sur la Création, ils aident les autres à comprendre que la restauration écologique est une expression concrète et essentielle de notre foi.
Nous sommes reconnaissants de la manière dont la communauté mondiale relaie ces histoires. Que ce soit à travers le succès d’un bosquet florissant ou les leçons discrètes tirées d’un été sec, chaque pas que nous faisons est un pas vers la guérison du monde que Dieu a créé.
