L’histoire du diocèse de Boga est remodelée par les mains de son chef, le Très Révérend William Bahemuka Mugenyi. Ayant grandi dans l’est du Congo, au carrefour de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde et de la savane de la vallée du Nil , l’évêque porte en lui les souvenirs sensoriels d’une nature sauvage et vibrante : les cris des animaux sauvages et le goût distinct des fruits de la forêt et du poivre noir.
Aujourd’hui, ces souvenirs servent de fondement à un projet de restauration vital. Alors que Monseigneur William parcourt la région, il est témoin du déchirement de voir des arbres centenaires être emportés comme bois d’œuvre pour l’exportation — ces géants mêmes qu’il espère protéger. En réponse, il a transformé un don de 30 acres de terre en un laboratoire vivant pour la conservation.
Une Vision pour la Restauration
Alors que beaucoup l’encourageaient à défricher la forêt naturelle pour le cacao — une culture de rente lucrative — Monseigneur William a choisi la voie de la préservation. Sa stratégie de restauration est à la fois pratique et ambitieuse :
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Il a planté 7 000 eucalyptus sur 13 acres pour établir rapidement une canopée et sécuriser l’avenir de la terre.
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Reconnaissant le débat écologique entourant l’eucalyptus, il opère une transition vers le Markhamia lutea (tulipier du Nil).
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Dans l’enceinte de sa maison, l’évêque a cultivé des milliers de semis qui ont récemment germé, prêts à être transplantés en terre.
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Son travail protège 15 acres de forêt naturelle qui entourent ses nouvelles plantations en forme de « U », créant un refuge pour les oiseaux, les insectes et les petits animaux.
Restaurer le Lien avec la Création
Pour Monseigneur William, cette initiative est une réponse directe aux défaillances de la bureaucratie descendante et de la corruption qui empêchent souvent l’aide environnementale d’atteindre le terrain. Il croit que la restauration doit être locale et personnelle.
En protégeant sa « petite forêt », l’évêque fait plus que simplement séquestrer du carbone ; il préserve un espace où les sons de la nature peuvent « rafraîchir l’âme » et reconnecter sa communauté au monde créé par Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’un projet de retraite ; c’est un héritage spirituel et écologique pour les fidèles de l’Église Anglicane du Congo.
